jeudi 17 octobre 2024
LES Enfants de pieds-noirs :Ils nous haïront jusqu’au dernier …..!!!
Dans le collège où Lionel Vives Diaz, fils de PN né en France, est
professeur, une nouvelle collègue lui demande : « Ce n’est pas trop
dur d'avoir des parents PN avec tout ce qu'ils ont sur la
conscience... ? »
En réponse il a écrit ce texte qu’il a affiché dans la salle des professeurs :
Aux miens.
On aurait voulu que j'écrive "Famille, je vous hais".
L'école aurait voulu que je vous condamne.
Les politiques auraient voulu que je vous maudisse.
L'opinion, dans sa grande majorité, aurait voulu que je vous rejette.
Les intellectuels auraient voulu que je vous désavoue.
Les historiens auraient voulu que je vous désapprouve.
La France aurait voulu que je vous méprise.
Et nombreux sont malheureusement les enfants de Pieds-Noirs qui se
sont laissés convaincre par ces discours culpabilisants.
Moi, je condamne, je maudis, je rejette, je désavoue, je désapprouve
et je méprise tout ce joli monde.
Et, au contraire, j'écris en lettres d'or "Famille, je vous aime".
Vous avez été les victimes d'une trahison d’État, d'un abandon
honteux, d'un exil douloureux, d'un "accueil" indigne.
Vous avez enduré quotidiennement, durant des années, les massacres,
les enlèvements.
Vous avez dû abandonner le peu que vous possédiez pour sauver votre
vie en rejoignant une patrie qui ne voulait pas de vous.
On vous a présentés, pour vous dénigrer, comme des nantis, vous dont
la seule richesse était l'amour que vous portiez à vos familles.
Et ceux-là mêmes qui vous traitaient de "bougnoules" ou de "rats pas
triés" ont essayé de vous faire passer pour des racistes.
Mais vous avez relevé la tête et vous avez construit une nouvelle vie,
loin de votre ciel bleu, loin de vos amis, séparés pour toujours de
vos disparus, exilés à jamais sur une terre étrangère, blessés depuis
55 ans.
Cette blessure vous me l'avez transmise, sans le vouloir, en essayant
au contraire de me préserver de cette douleur indélébile.
Mais je suis fier d'être issu de vous.
Alors, encore une fois, "Famille, je vous aime".
Merci de m'avoir permis d'être un gosse de Pieds-Noirs.
Merci à Lionel Vivès-Diaz, fils de parents Oranais, pour ce cri du
cœur que nous publions avec son autorisation.
Marie Antoinette
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