lundi 26 janvier 2026

Immigration : comment Donald Trump durcit l’accès aux États-Unis Considérés comme un « fardeau pour le peuple américain », les immigrés – illégaux et légaux – sont dans le viseur de Donald Trump. Le 21 janvier, l’administration annonçait la suspension des visas pour les ressortissants de 75 pays, rendant l’accès au sol américain de plus en plus compliqué. La liste donne le vertige par sa longueur : vingt-cinq pays africains, une trentaine d’États d’Amérique latine (dont le Brésil, la Colombie, Cuba), d’Asie centrale et du Sud-Est (dont le Cambodge et la Thaïlande), une dizaine d’Europe centrale et orientale (dont l’Albanie, l’Arménie, la Bosnie-Herzégovine), ainsi que la Russie. Depuis le 21 janvier, toutes les procédures de visas « green card » (carte verte) émanant de près de la moitié des pays du monde sont gelées, le temps d’une « pause » qui pourrait bien devenir permanente. « Cette suspension restera en vigueur tant que les États-Unis ne pourront pas garantir que les nouveaux immigrants ne deviendront pas un fardeau pour le peuple américain », explique le Département d’État, alors qu’un « examen complet » doit être mené, afin de vérifier que les nouveaux immigrants « ne bénéficient pas de l’aide sociale aux États-Unis ». Un marqueur du début de mandat de Trump Ce nouveau tour de vis intervient alors que la tension est montée d’un cran samedi 24 janvier aux États-Unis après la mort d’Alex Pretti, un infirmier de 27 ans abattu alors qu’il tentait de s’interposer entre des agents de la Border Patrol, une agence fédérale de l’immigration, et des manifestants à Minneapolis. Il y a deux semaines, Renee Good, une autre manifestante, tombait sous les balles d’un agent de l’ICE, la police fédérale de l’immigration, dans cette même ville. L’administration Trump a fait de la lutte contre l’immigration illégale un des marqueurs…

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