lundi 21 septembre 2026

Pourquoi-pas ....La gabelle ?... impôt sur le sel qui a été instauré en France au Moyen Âge et qui a eu un impact significatif sur la société et l'économie de l'époque. 54 milliards à trouver, un budget à boucler : l'actualité a un goût amer. Cette semaine, je vous offre une parenthèse plus savoureuse — une chronique buissonnière où l'on parle encore d'impôts, mais à bonne distance de Bercy. Pendant que la France cherche ses milliards, les marais salants de Guérande ont connu, grâce à la canicule, une récolte historique : jusqu'à trois tonnes de sel par œillet. Il fut un temps où l'État s'en serait réjoui. Quel rapport me demanderez-vous ? Avant de chercher l'argent dans la poche des Français, le pouvoir l'a longtemps cherché dans leurs salières. Monnaie sur les hauts plateaux d'Éthiopie, monopole impérial en Chine, instrument de puissance à Venise, et surtout, chez nous, socle d'un impôt si haï qu'il a nourri révoltes, faux-sauniers et gabelous : la gabelle. De l'or blanc à la fleur de sel, du grenier royal au simple assaisonnement à 5,5 % de TVA, je vous raconte comment une denrée vitale est devenue le père de tous nos impôts — et pourquoi, hélas pour Sébastien Lecornu, on ne change plus le sel en or. Retrouvez « Le sel, père de tous les impôts » dans la nouvelle édition de La France dans une assiette. Chaque dimanche, une histoire de notre patrimoine gastronomique servie à votre table — recette, brèves et cinéma compris. C'est gratuit, et il suffit d'un clic : abonnez-vous. Bien à vous

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