jeudi 27 mars 2025
1700 ans !
1700 ans qu’il n’y a rien à retoucher, à retrancher ou à rajouter à un texte qui se lit en deux minutes, qui se chante en cinq tous les dimanches et qui harmonise tous les articles de foi qu’un catholique, s’il veut être tel, doit professer.
Rien que ça pourrait être la preuve que la religion catholique est bien la seule vraie religion. Notre Credo est issu du concile de Nicée qui se déroula en 325 et développé ensuite par celui de Constantinople en 381.
Et Lectures Françaises ne pouvait pas laisser passer un tel anniversaire. Le professeur Jean-Baptiste Geffroy, que nous remercions bien chaleureusement, a dès lors convoqué un concile pour célébrer dignement cet événement. Le père Jean-Dominique, de l’ordre des prêcheurs, le père Damien-Marie, chartiste, de la Fraternité de la Transfiguration et Thomas Deswarte, médiéviste de l’université d’Angers, vous invitent à une immersion totale en vous plongeant au cœur de la crise arienne, tandis que le professeur Geffroy en tirera les conclusions et en déterminera les influences dans notre monde moderne.
Tout au long de l’année 2025, nous publierons leurs travaux sous forme de dossier dans différents numéros pour que le concile de Nicée n’ait plus aucun secret pour vous !
2025 exhume au 6 février un autre anniversaire, dont nous sommes peu fiers et qui cependant nous est cher : le 80e de la mort ignominieuse de Brasillach. D’autres l’ont commémoré avant nous et d’abjecte manière : en souillant, dans la nuit du 7 au 8, la terre de Charonne où il repose. «Un bon faf est un faf mort » ! N’eussent-ils pu, ces cuistres, montrer un peu de talent, trouver dans leur odieuse propagande quelques vers élégants à servir à l’enfant des Quatre Jeudis, à ce Virgile des temps modernes, à ce Chénier de l’épuration ? Et non bien sûr, mais comme toujours, de leurs caberlots ne sort que ce qu’il y a de plus vil, et de plus lâche, et de plus mesquin. Quelques jours avant, eux ou leurs semblables, trinquaient à la mort de Le Pen – qui, en passant, clamait de mémoire les plus beaux poèmes de Brasillach – dont ils profaneront aussi le tombeau quelques jours plus tard. N’ont-ils pas un Corneille à eux, un Corneille rouge, pour leur enseigner qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ? Qu’à combattre les morts, on finit comme Sancho Panza à pas très bien savoir quoi faire devant un moulin à vent ?
Concluons avec notre poète, et partageons sa souffrance et son espérance :
Mon pays m’a fait mal par ses fosses creusées
Par ses fusils levés à l’épaule des frères,
Et par ceux qui comptaient dans leurs mains méprisées
Le prix des reniements au plus juste salaire.
Mon pays m’a fait mal par ses fables d’esclave,
Par ses bourreaux d’hier et par ceux d’aujourd’hui,
Mon pays m’a fait mal par le sang qui le lave,
Mon pays me fait mal. Quand sera-t-il guéri ?
Robert Brasillach, Poèmes de Fresnes, 18 novembre 1944
Mickaël SAVIGNY
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