jeudi 27 mars 2025
ETAT PIED-NOIR FEDERATION DES DEUX RIVES
Nous remercions le Maire de Menton, Yves Juhel, pour l'organisation de cette cérémonie de Mémoire ainsi que Messieurs Alarcon et Dessenne, Présidents d'associations de Pieds-Noirs.
Nous diffuserons à nos compatriotes tous les comptes-rendus des diverses manifestations qui nous sont adressés.
Cher(e)s compatriotes
26 mars 1962 : le devoir de mémoire
Publié le : 26 mars 2025 | Par : Ville de Menton
#Associations / Clubs Services #Cérémonies / Hommages /
CommémorationsLa cérémonie en mémoire des victimes de la fusillade de la rue d’Isly s’est déroulée le 26 mars à la stèle du Bastion, en présence d’élus, de Mentonnais et de porte-drapeaux. La commémoration a débuté par l’écoute d’un document sonore d’époque qui a permis de prendre la mesure de l’horreur vécue ce jour-là…
La fusillade
Jean-Claude Alarcon, président de la Maison des Pieds-noirs, des Harkis et de leurs amis (MPNHA) est revenu sur ce jour funeste : « Quelques jours après la signature des accords d’Evian, naît un espoir fragile pour la paix en Algérie. Mais pour les Français d’Algérie, ce sont l’incertitude et l’angoisse qui grandissent. Ce 26 mars, une manifestation pacifique est organisée à Alger, en soutien aux habitants du quartier de Bab El Oued, alors bouclé par l’armée française… Hommes, femmes et enfants demandent la levée du blocus… L’armée riposte en ouvrant le feu… Le bilan officiel fera état de 80 morts et 200 blessés. »
Des plaies profondes
« Ce drame a longtemps été porté sous silence, oublié, relégué dans les marges de l’histoire officielle. Il a laissé des plaies profondes dans la mémoire des familles des victimes et des Français d’Algérie, a poursuivi le président. Se souvenir, ce n’est pas raviver les blessures, c’est donner un sens. Ces vies ne doivent jamais être oubliées et cette tragédie doit être regardée en face par la nation entière. Il n’y a pas de paix sans reconnaissance de la vérité. Une plaie ne peut pas être cicatrisée quand on feint de nier son existence. »
Ne pas oublier
« Comme vous tous ici présents, je pense que l’on est glacé d’émotion lorsque l’on entend les premiers sons de cette dramatique fusillade. Je ne peux que partager à 100% la déclaration que vient de faire Jean-Claude Alarcon, a ensuite déclaré le maire, Yves Juhel. Ne pas oublier, c’est ce que nous faisons chaque année à Menton et que nous continuerons à faire d’autant plus que l’actualité nous rattrape, un peu, de manière différente mais nous rattrape. »
Impensable de ne pas négocier…
« Il n’est pas pensable que l’État français ne puisse pas négocier avec l’État algérien sur un certain nombre de points qui nous sont chers. C’est-à-dire quand des gens qui commettent des crimes et qui doivent quitter le territoire français, leur pays d’accueil doit les reprendre. Même s’il y a des problèmes, on en discute mais on ne prend de haut ces demandes en disant qu’il est hors de question d’en discuter et qu’à la place, on préfère emprisonner des écrivains et des littéraires comme c’est le cas actuellement. En ce qui me concerne, je rejoins le président de la MPNHA : les vérités, il faut les dire parce qu’aucune peine n’est possible si on ne dit pas la vérité. Et quand un État se veut un État de droit, il applique le droit. Et pour moi, aujourd’hui, ce n’est pas le cas. »
Recueillement
En conclusion de son allocution, Yves Juhel a avoué apporter son soutien « en tant que maire, particulièrement, aux positions du ministre de l’Intérieur. Les discussions doivent avoir lieu et si elles n’aboutissent pas, il doit y avoir des mesures de rétorsion pour qu’elles aboutissent. »
Deux gerbes ont été déposées au pied de la stèle dont celle de la Ville par le maire. La gerbe de la MPNHA par son président et Henri Dessenne, présent lors de la fusillade. Le chant des Africains puis l’hymne national ont ensuite résonné, clôturant ainsi ce 63e douloureux anniversaire.
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