samedi 22 mars 2025
Hervé Pasqua
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Thomas d’Aquin (1225-1274) fera son miel de la pensée d’Avicenne en développant l’idée de l'être nécessaire (necesse esse) comme l'être même subsistant par soi (esse ipsum per se subsistens).
Disciple d’Albert le Grand, dont il devient le disciple privilégié, il suit les enseignements de ce dernier à Paris, de 1245 à 1248, puis à Cologne de 1248 à 1252. De retour à Paris, il devient Maître en théologie en 1256, ce qui est un titre aussi prestigieux que rare. Il voyage beaucoup entre la France et l’Italie. Il meurt le 7 mars 1274, à l’âge de quarante-neuf ans, en laissant une œuvre monumentale couvrant l’ensemble des savoirs et des genres littéraires médiévaux : commentaires, opuscules, sermons et deux « Sommes », une Somme philosophique, la Somme contre les Gentils (Summa contra Gentiles), rédigée entre 1258 et 1260, et une Somme théologique, (Summa theologiae), composée entre 1267 et 1273.
Héritier, de la philosophie d’Aristote, à la suite d’Avicenne, sa métaphysique a essentiellement affaire à l’être en tant qu’être. L’être en tant qu’être n’est ni la nature (phusis) des présocratiques, ni l’idée (eidos) de Platon, ni l’acte pur de l'intellect qui s'intellige (noesis noeseos) d’Aristote, ni l'un (to hen) en acte de Plotin : c’est l’esse ipsum. Celui-ci est saisi analogiquement en tant qu’acte de l’étant fini, déterminé par une essence distincte de lui, ou en tant que l'être même subsistant par soi (esse ipsum subsistens per se) qui s’identifie à son essence.
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