jeudi 25 décembre 2025

Lettre ouverte à Madame Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale Fastes de notre république ! Madame.. beau petit mail. Madame la Présidente, Permettez-moi d’abord de vous tirer mon chapeau. Il fallait un certain culot — disons même un aplomb pharaonique — pour oser déclarer que vous ne vivez pas « au crochet de l’État ». Pharaonique, oui, le mot n’est pas choisi au hasard : quand vous entrez à l’Assemblée nationale, c’est toute une cérémonie digne d’un souverain d’Égypte qui se met en branle. Les huissiers s’inclinent, les micros s’ouvrent, la salle se lève, et il ne manque plus que les porteurs d’encens et la musique de Ramsès pour compléter le tableau. Et pourtant, dans ce faste républicain que vous semblez trouver tout naturel, ce sont bien les Français qui paient la facture. Ceux qui, eux, vivent avec 1 500 euros par mois et comptent les centimes au supermarché pendant que vous percevez : – 7 637 euros d’indemnité de base, – 7 699 euros d’indemnité de fonction, – 5 960 euros pour vos frais, – 11 118 euros pour vos assistants, – et 325 euros pour la garde d’enfant. Au total : 37 278 euros par mois de moyens publics mobilisables. Sans oublier la mutuelle, le train, l’avion, tout gratuit, évidemment. Mais non, rassurez-vous, vous ne vivez pas au crochet de l’État — vous ne faites que banqueter dans ses tentacules. Et puis il y a votre fameuse phrase sur l’héritage qui “tomberait du ciel”. Ah, que c’est beau, cette poésie de salon ! Les Français qui ont passé quarante ans à rembourser leur maison, à économiser sou par sou, à payer des impôts jusqu’au dernier jour, apprécieront la métaphore. Pour eux, rien ne tombe du ciel, madame — sauf parfois la pluie, quand le toit fuit et qu’il n’y a plus assez pour le réparer. Vous vivez dans un monde où les privilèges se justifient tout seuls, où la politique devient métier, et où le travail des autres n’est qu’un concept abstrait. Mais croyez-le bien : dans le pays réel, les Français voient, comprennent et n’oublient pas. Non, Madame Braun-Pivet, vous ne vivez pas « au crochet de l’État ». Vous régnez sur lui — avec tout le cérémonial, les dorures et le détachement qui vont avec. Avec mes salutations respectueusement désabusées, Un Français qui n’a jamais eu de tapis rouge, mais qui sait ce qu’est le mérite. Cette lettre ???...... Elle se partage bien sûr..

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