dimanche 28 décembre 2025

— L’or : l’arbre qui cache la forêt L’or n’est pas rare. Il est immobile. On l’extrait, on le stocke, on le thésaurise… et on le ressort quand la peur revient. Son prix repose moins sur son utilité réelle que sur la psychologie collective et la défiance envers les monnaies. C’est une assurance, pas un moteur. On nous répète que l’or est une “valeur refuge”. Certes. Mais une valeur refuge ne crée rien, ne transforme rien, ne fait rien tourner. Elle attend. Pendant ce temps, l’argent métal reste relégué au rang de “petit frère spéculatif”. Une erreur majeure. Car contrairement à l’or, l’argent est consommé, dispersé, perdu dans des milliards d’objets du quotidien. Il ne dort pas dans des coffres : il disparaît. L’or rassure, l’argent travaille. Et c’est précisément pour cela que l’or occupe toute la scène : il est visible, stockable, rassurant. L’argent, lui, agit dans l’ombre — et c’est souvent là que se produisent les vraies ruptures.

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